MARIANNEC'est Maurice Druon qui écrivait que les hommes politiques mesurent leur pouvoir au nombre des faveurs qu'on vient leur demander.

Combien attendons-nous de nos élus, de nos responsables. De ce pouvoir que nous accordons par notre vote à nos semblables. Car les hommes politiques sont bien souvent comme nous, des citoyens. Mais élus par d'autres citoyens.

Nous mettons en eux beaucoup d'espoir. Nous oublions cependant qu'ils restent des hommes. Et leur pouvoir est souvent bien limité par les lois et les textes qu'eux-mêmes ont voté au Parlement.

Autrefois, les gens croyaient que le Roi soignait les écrouelles. Finalement, ce mythe pour le moins absurde n'a pas disparu de nos mentalités.

Nous faisons trop confiance à nos hommes politiques. Nous oublions bien souvent que la République, c'est d'abord l'affaire de tous. Qu'est-ce que le Président que le premier citoyen, premier fonctionnaire d'une Nation ?

A lui de diriger la République, de donner les grands axes et les grandes directions. Mais par-delà son pouvoir décisionnaire, il y a ses collaborateurs, les députés et nous, le peuple. Les citoyens qui avons chacun notre rôle à jouer au sein de la République dont le premier devoir c'est celui de choisir nos responsables.

Le problème, c'est que le citoyen est souvent mal informé de la chose publique et qu'il use de son droit à tort et à travers. Et ainsi nous nous en remettons bien souvent à des élites qui abusent de leur pouvoir quelque part.

Et nos élus sont ainsi chargés d'un pouvoir considérable alors qu'ils ne sont rien d'autre que des citoyens choisis par d'autres citoyens pour les représenter.

La République, c'est d'abord une relation d'égal à égal et non de dominé à dominant. La République, c'est un contrat. Un Etat où chacun est acteur à son niveau mais où chacun a le pouvoir d'agir pour que les choses changent. L'intérêt de tous, citoyens comme élus, devrait être d'abord la France. Et rien d'autre.