CADDIEUn premier constat s'impose : la consommation améliore le bien-être et la santé. Et tous les instituts de statistiques du monde entier le prouve : là où la consommation augmente, l'espérance de vie augmente. La communication, les échanges mêmes, augmentent.

Il est indéniable de dire que le bien-être matériel a pacifié de manière considérable nos démocraties. Le bonheur privé a rendu nos démocraties plus solides qu'elles ne l'étaient autrefois. Comparativement à ce qu'il se passait au XIXe siècle, notre époque vit une vraie paix sociale.

Je crois qu'il est essentiel de laisser la place à la superficialité. Il ne faut pas diaboliser la consommation même si j'en conviens, il y a des dysfonctionnements, des excès qu'il faut bien évidemment dénoncer mais sans en remettre en cause les principes.

Pourtant, il faut réguler cette consommation, tout le monde en est conscient. Car il n'y aura pas de réelle protection de l'environnement sans réduire nos habitudes consuméristes. C'est en fait le phénomène d'hyperconsommation qu'il faut dénoncer, phénomène qui n'apporte rien, qui ne résout rien, pas même - et surtout pas - la quête du bonheur ...

Beaucoup de gens, en effet, confondent trop souvent la liberté individuelle avec le libre-choix de consommer. C'est une erreur et c'est là qu'il faut opérer une réforme fondamentale. Il y a lieu de prendre en compte la question de la dimension sociale des rapports humains et celle des solidarités internationales.

Il ne s'agit pas de s'arrêter de consommer mais de mieux consommer, d'avoir des exigences de protection, d'équité. Et mettre un nouveau projet de société à l'échelle planétaire en place et concrétiser sa réalisation.

Ou sinon on court à notre perte ...