lundi 30 juin 2008
L'Eglise de Tous et pour Tous
En recevant ce week-end le
patriarche orthodoxe Bartholomée Ier, le pape Benoit XVI a appelé plus
que jamais les chrétiens à l'unité et a souhaité que l'Eglise ne
s'identifie jamais "à une seule nation, à une seule culture ou à un
seul État" mais que Notre Eglise soit "l'Église de tous".
L'Eglise de tous et pour tous, au milieu "des divisions de ce monde".
Pour
Benoit XVI, le "devoir de Saint Pierre", c'est de "créer l'unité (…) de
l'Église de tous les peuples" grâce aux progrès techniques, grâce aux
réseaux mondiaux d'informations, grâce aussi au groupement d'intérêts
communs.
Pour le pape, les occasions ne manquent pas aujourd'hui
à l'humanité de pousser à l'unité dans ce monde mais qui, déplore t-il,
sont aussi l'occasion de nouvelles divisions et portent de nouvelles
violences.
Mais au milieu de cette "unité extérieure", fait
remarquer le pape, fondée sur des choses matérielles, les hommes ont
besoin d'une autre unité : l'unité intérieure, qui provient de la paix de Dieu unité de tous ceux qui par Jésus-Christ sont devenus frères et sœurs.
"C'est cela la mission permanente de Pierre et aussi le devoir particulier confié à l'Église de Rome", a conclu le Saint Père.
Au-delà
ce qui nous divisent, nos patries, nos nations ou nos frontières,
soyons unis sous la bannière du Christ Sauveur, tous Fils de Dieu dans
sa sainte lumière.
L'Eglise de Rome n'a pas de frontière, elle est universelle.
Parce
que le Christ ne parle pas aux Français, aux Italiens ou aux Juifs, il
parle au cœur de TOUS les hommes, quel que soit leur langue, leur
richesse ou leur classe sociale.
Nous, les hommes, nous sommes UNS dans le Christ.
A méditer.
jeudi 26 juin 2008
Martine Aubry : un coeur naturellement à gauche
Sans aller jusqu'à se déclarer candidate au poste de premier secrétaire, la Maire de Lille Martine Aubry souhaite seulement jouer le rôle de "charnière" centrale du PS autour d'un exécutif resserré.
Pour, ajoute t-elle, mieux défendre "la politique, la gauche et les Français", explique celle qui occupe le poste de secrétaire chargée des Affaires Sociales au Parti Socialiste.
"Nous sommes tous socialistes", martèle Mme Aubry lors d'un entretien qui eût lieu dans un café parisien.
Centrale,
précise t-elle encore, ce n'est pas "centre mou". Elle estime qu'elle
doit, qu'elle a à apporter des réponses et des valeurs aux Français.
Son
projet consiste à ne pas jeter l'opprobre sur quiconque mais préparer
une autre société plus douce, plus accueillante, proposer une autre
vision aux Français et appelle à elle tous ceux qui ont envie de
refaire vraiment de la politique.
Travailler avec Laurent
Fabius, Bertrand Delanoë ou Ségolène Royal ne la dérange pas et à la
question "que pensez-vous de ces trois figures", Martine Aubry y répond
sans détours.
Puisque, affirme t-elle encore, les deux premiers
sont "des hommes d'une extrême qualité" avec chacun "une haute
conception de la politique" quant à l'ex candidate à l'Elysée, Mme
Aubry a dit que c'était très certainement à elle qu'il fallait poser ce
genre de questions, et qu'elle n'avait pas à opérer de "chasse" contre
personne.
Une fausse modestie qui cache mal de réelles ambitions.
Puisque,
au fond, comme le rappelait justement l'ancien Premier ministre Pierre
Mauroy qui la soutient, Martine Aubry peut jouer un "rôle majeur" au
niveau national. Elle est bien placée dans les sondages, et s'est
installée au centre du débat.
Son coeur et sa ligne, se félicite l'ex maire de Lille, est resté "naturellement à gauche".
mardi 24 juin 2008
Robert Mugabe, un ubu qui se prenait pour Dieu ...
Jamais la France n'acceptera
le régime du président du Zimbabwe Robert Mugabe, escroc notoire et
assassin patenté, a déclaré le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner à l'annonce du retrait du candidat de l'opposition à l'élection présidentielle, Morgan Tsvangirai.
"La
France n'acceptera aucune formule qui ne soit pas strictement conforme
au vœu du peuple du Zimbabwe", précise pour sa part le Président
Nicolas Sarkozy.
Robert Mugabe, "qui se croit désigné par Dieu
et que Dieu doit maintenir à son poste, n'est rien qu'un escroc et un
assassin et il faut le dire avec force", a déclaré pour sa part Bernard
Kouchner qui accompagne Nicolas Sarkozy en Israël.
Morgan
Tsvangirai, qui a devancé Robert Mugabe au premier tour de l'élection
présidentielle, a "jeté l'éponge parce qu'on a assassiné un certain
nombre de ses partisans et surtout les militants de son parti", a
rappelé M. Kouchner avant d'affirmer qu'il ne sera pas question pour la
France d'accepter cette fausse élection, qui viendrait avec un seul
candidat.
"C'est vraiment le plus grand déni de démocratie que l'Afrique ait jamais connu."
Le
Président Sarkozy a assuré qu'il prendra toutes les mesures
nécessaires, en concertation avec l'UE et l'UA, à l'encontre des
responsables de cette mascarade électorale.
Des positions claires de notre Président et de notre ministre des Affaires Etrangères que je partage nettement.
Mugabe, c'est le symbole d'une Afrique qui ne devrait plus avoir lieu d'être.
vendredi 20 juin 2008
Dieu, malgré tout ...
On peut être bouleversé par
toutes ces catastrophes naturelles et se demander de quoi l'avenir sera
fait, on peut s'interroger sur ce monde qui ne croit plus en rien ni
même au progrès.
Et pourtant, malgré tout, conserver la foi en l'espérance de Dieu.
C'est mon cas.
Et je vous recommande d'ailleurs un très bel ouvrage de Jacques Duquesne : "Dieu, malgré tout" aux éditions Stock.
Dans
ce livre, l'auteur nous livrent un formidable message d'espoir dans un
monde où pourtant tant d'hommes se tuent "au nom de Dieu".
Parce que l'avenir reste à écrire et qu'il est plein de promesses.
Parce
que l'homme, au milieu de tant de souffrances et de châtiments, possède
un allié de "poids" dans son aventure et c'est Dieu "malgré tout".
A
tous ceux qui crient et se révoltent, il faut leur dire qu'ils ont
raison de crier. Et que Dieu crie avec eux contre le mal, participe à
leur révolte. Et qu'il souffre parce que, contrairement à ce que l'on
prétend, il n'est pas "tout-puissant", du moins ne veut pas l'être.
Car si Dieu l'était, alors nous ne serions pas des hommes ...
A méditer.
mercredi 18 juin 2008
Conseilles diplomatiques en "béton" pour Obama !
Du lourd, du très lourd, pour Obama.
En
effet, le candidat démocrate a choisi de s'adjoindre les services de
trois "ténors" du barreau diplomatique : à savoir Madeleine Albright et
Warren Christopher, tous deux ex-secrétaires d'Etat, mais également
William Perry, ex-patron du Pentagone.
La constitution
de ce groupe de conseillers de haut-vol, qui se réunira régulièrement
jusqu'à la date du 4 novembre, aura pour but de contrer les accusations
d'inexpérience portées contre Obama.
Cette équipe traduit aussi
la volonté d'ouverture en direction des proches d'Hillary. Mme Albright
avait été la secrétaire d'Etat de son mari puis sa conseillère pendant
les longues primaires démocrates.
Réforme des institutions : quand Debré dérape ...
En critiquant les orientations du projet de réforme des institutions, actuellement discuté au Sénat, Jean-Louis Debré a dérogé à son "devoir de réserve", fait remarquer l'UMP par la voix de ses porte-parole Dominique Paillé et Frédéric Lefebvre.
"Cette
attitude regrettable nuit à l'impartialité et à l'autorité du Conseil
constitutionnel", dénoncent-ils dans un communiqué et rappelant M.
Debré que s'il n'est plus parlementaire, il n'en reste pas moins
président du Conseil Constitutionnel et en tant que tel, il se doit
d'être impartial.
Il est effectivement regrettable qu'un "Sage"
sorte de sa réserve pour prendre publiquement, dans un tchat, position
contre un texte actuellement discuté au Sénat.
C'est l'équilibre de nos institutions qui est en jeu.
Cela
n'est un secret pour personne; le très chiraquien Debré, gaulliste
jusqu'au bout des ongles, est le "gardien" des institutions en l'état.
C'est son droit.
Mais de par son statut, il n'a pas intervenir dans un débat où il se doit de rester neutre, impartial et objectif.
jeudi 12 juin 2008
Aider l'Afghanistan : une priorité internationale !
80 pays et institutions
internationales ont répondu "présent" et ont choisi de participer à la
Conférence de Paris, organisée par la France, sur l'Afghanistan.
Le
but : comment aider et développer ce pays toujours ravagé par la
violence et la corruption, sept ans pourtant après que nos forces
victorieuses aient fait chuter le régime des talibans ?
Un
plan d'aide de 50,1 milliards de dollars sur cinq ans, axé
prioritairement sur le développement des infrastructures, la sécurité,
l'éducation et l'agriculture, doit y être présenté.
Mais la
conférence n'entend pas être qu'une "réunion de gentils donateurs", il
s'agit avant tout de forger un nouveau pacte entre le gouvernement
afghan et la communauté internationale.
De cette conférence
devra émerger une réflexion politique et géostratégique afin d'assurer
le progrès démocratique dans cette région du globe.
Quant aux
talibans, réfugiés dans leurs montagnes comme des rats qu'ils sont, ont
dès lors qualifié cette conférence comme un "spectacle de propagande"
visant à collecter de l'argent à des fins militaires ...
Ne leur laissons pas le plaisir d'avoir raison à ces salopards.
Et faisons en sorte que l'on en "tire" quelque chose de cette conférence.
En
tendant la main à ce pays, en l'aidant à se développer et marcher sur
la voie du développement démocratique et humain, alors nous serons
vraiment dignes des valeurs qui sont les nôtres.
lundi 9 juin 2008
La Russie, cet ours "endormi" ...
"Comme dans le sport, la
Russie s'est parfois trop impliquée dans l'émulation avec l'Occident",
a déclaré le vice-Premier ministre russe Igor Chouvalov, lors du 12e Forum économique qui se tenait à Saint Petersbourg.
Pour
rester dans la course à long terme, a t-il estimé, la Russie doit se
"désintoxiquer" du pétrole et devenir "innovante" dans d'autres
domaines.
La Russie doit avant tout se chercher un
modèle économique plus conforme à ses propres valeurs. En outre, ce
haut-dignitaire du Kremlin préconise de desserrer l'étreinte de l'Etat
sur l'économie, par exemple en réduisant le nombre de bureaucrates
siégeant dans les conseils d'administration de ses entreprises d'Etat
au profit de "professionnels", et de les convertir à la gouvernance et
à la transparence.
M. Chouvalov veut aussi développer un grand
programme pour faire en sorte que les gigantesques ressources en
énergie dont disposent la Russie deviennent une "locomotive" pour la
croissance économique du pays.
Enfin, il espère que les jeunes
russes partis à l'étranger pour étudier reviendront au pays afin de
contribuer à faire de la Russie une "économie post-industrielle" et
l'un des "centres financiers du monde".
Le Russe est un ours "endormi".
Il ne fait qu'hiberner. Attention à son réveil, toutefois, lorsqu'il émergera de sa tanière, cela risque de faire très "mal".
J'ai désormais de bonnes raisons de craindre la Russie, autant que je la respecte, quand je lis ce genre de déclaration.
mercredi 4 juin 2008
N'oublions jamais Tienanmen ...
Passé sous silence depuis 19
ans par les médias chinois, les dissidents s'apprêtent à commémorer le
triste souvenir de ce jour où ils avaient "osé" réclamer "liberté" et
"démocratie" qui restent, comme chacun le sait, des gros mots en Chine
...
Les
autorités de Pékin ont par ailleurs renforcé la sécurité dans le centre
de la capitale et accentuent la pression sur les dissidents pour les
empêcher d'atteindre la célèbre place.
Ainsi, Chen Xi, qui
habite dans le sud du pays, a ainsi été empêché d'embarquer à bord d'un
avion pour se rendre à Pékin et y prendre part aux cérémonies, selon
l'organisation Reporters sans frontières.
Seule manifestation
"autorisée": celle des "Mères de Tiananmen", parents de victimes du 4
juin 1989 qui ont commémoré les événements dans le silence.
"Au
fil du temps ce genre de rassemblement devient encore plus
significatif", a estimé l'une d'elle, Ding Zilin, 72 ans, qui a perdu
en 1989 son fils de 17 ans, tué d'une balle dans le dos.
Loin de
s'avouer vaincues, elles réclament la vérité sur ces évènements et que
la lumière soit faite enfin sur le massacre par l'armée de centaines,
voire de milliers de civils désarmés.
L'organisation
internationale Human Rights Watch estime, pour sa part, que 130
personnes restent emprisonnées pour leur participation au mouvement de
1989.
Les autorités chinoises justifient la répression par la
nécessité de contrer une rébellion "contre-révolutionnaire", se
refusent sytématiquement à toute révision des événements, qu'elles
qualifient toujours "d'incident".
D'ailleurs, dans le rapport de
la mairie de Pékin daté du 30 juin 1989, la plupart des civils morts y
figurent toujours comme des "malfaisants".
Long will be the road, Barack !
Après une bataille acharnée
de près de cinq mois de primaires, du jamais vu encore dans l'histoire
politique américaine, le sénateur démocrate Barack Obama a décroché son billet pour Washington.
Il
sait cependant qu'il y a encore du chemin à faire, d'autres combats à
mener, surtout face à un John McCain qu'il sait "redoutable".
"La
route sera longue", a déclaré Barack Obama sous les ovations de ses
partisans rassemblés dans le palais des expositions de Saint Paul, au
Minnesota.
"Cette nuit, après 54 difficiles consultations, notre
saison de primaires arrive à son terme", a t-il encore ajouté. "Cette
nuit, je peux dire devant vous que je serai le candidat démocrate pour
la présidence des Etats-Unis"
"Je fais face à ce défi avec une
grande humilité et en connaissant mes propres limites. Mais je fais
aussi face à ce défi avec une foi sans limite dans les capacités du
peuple américain".
Puis, Barack Obama a rendu un hommage tout
particulier à sa rivale et probable partenaire, Hillary Clinton : "La
sénatrice Clinton a fait l'histoire dans cette campagne. (...) Notre
parti et notre pays sont meilleurs grâce à elle, et je suis un meilleur
candidat pour avoir eu l'honneur de faire campagne contre Hillary
Rodham Clinton", a-t-il dit sous les applaudissements.
Ensuite,
Barack Obama s'est vite lancé dans le "feu" de la nouvelle bataille en
fustigeant son désormais nouvel adversaire, le candidat républicain
John McCain, qu'il a accusé de vouloir poursuivre la politique de
George W. Bush.
"Il est temps de tourner la page des politiques du passé", a t-il déclaré.
De
son côté, loin de là, à la Nouvelle-Orléans, le sénateur McCain a
évoqué le combat contre Obama, appréciant l'énergie et la fougue de ce
dernier. Il n'a pas manqué aussi de saluer la sénatrice Hillary Clinton
se déclarant "fier" d'être son "ami".
Bref, le duel est désormais lancée et les choses sérieuses vont pouvoir commencer.
