On ne dirige pas un pays en fonction de sa côte dans les sondages, dans un pays il y aura toujours des satisfaits et des mécontents. Il y en eu pour Mitterrand, il y en eu pour Chirac, il y en a même eu pour De Gaulle, on sait ce qu'il en a été pour Sarkozy, puis pour Hollande et enfin, peut-être pour le prochain (ou la prochaine) qui s'installera à l'Elysée.

Des mécontents et des déçus, il y en aura toujours. C'est ainsi, c'est cela qu'on appelle la démocratie.

Comme le disait l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, si l'on dirige un Etat avec le nez dans les sondages on devient "fou". Lorsque Margaret Thatcher faisait passer ses premières mesures au Royaume-Uni, elle était au plus bas de sa popularité dans les sondages. Et pourtant, cela ne l'a pas empêché de poursuivre son action.

De même, Berlusconi, en Italie, fut très certainement été le plus impopulaire politicien d'Europe en son temps. Et pourtant force est de constater qu'il aura réussi, sur certains points, beaucoup de choses positives pour son pays.

Alors, oui, on ne gouverne pas pour être populaire. On n'est pas élu pour faire plaisir à tout le monde.

On est élu pour agir.

L'erreur des hommes politiques actuels, c'est de croire que "tout est possible tout de suite". Les réformes, cela demande du temps pour porter ses fruits. Il faut du temps pour chaque chose. 

Relisez l'Ecclésiaste.