mercredi 25 novembre 2009
Hommage à Birago Diop
Il y a 20 ans, disparaissait l’écrivain Birago Diop
Il
y a 20 ans, le 25 novembre 1989, disparaissait à Dakar, Birago Diop,
écrivain sénégalais d’expression française, qui rendit hommage à la
tradition orale de son pays en publiant essentiellement des contes et
des poèmes.
Né en décembre 1906 ‘’accidentellement’’ à Ouakam, comme il le disait, il reçut une formation coranique et suivit simultanément les cours de l’école française. En 1920, il échoua à l’examen d’entrée à l’école William Ponty, mais obtint une bourse pour le lycée Faidherbe à Saint-Louis. Il fréquenta cette école mixte, de 1921 à 1928.
En 1928, alors qu’il essayait d’obtenir une nouvelle bourse, Diop fut appelé au service militaire. Il fut, pendant onze mois, infirmier à l’hôpital militaire de Saint-Louis.
Pendant ses études de médecine vétérinaire à l’Université de Toulouse (1928-1933) et à l’Institut d’études vétérinaires exotiques à Paris (1933-34), il resta à l’écoute des travaux des africanistes, et s’associa à la fin des années 1930 au mouvement de la Négritude lancé par Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire et Léon Gontran-Damas. Birago Diop a collaboré au journal ‘’l’Etudiant Noir’’ fondé par Senghor.
http://www.aps.sn/aps.php?page=articles&id_article=62376
"Quand la mémoire va chercher du bois mort, elle ramène le fagot qui lui plaît", écrivait-il dans Les mamelles.
Il
reste certainement l'une des plus grandes plumes du continent noir avec
Senghor et un des meilleurs représentants de la négritude avec Césaire.
samedi 21 novembre 2009
Ce que l'on doit à la pensée arabe...
C'est un
fait avéré de l'histoire, de la fin des temps antiques à la
Renaissance, soit de Saint Augustin à Ibn Khaldun, la philosophie arabe
a profondément imprégné l'Occident.
On peut alors la
définir comme une synthèse rationnelle entre l'Antiquité grecque
(Platon mais surtout Aristote) et l'apport de l'islam et même du
christianisme.
Elle fut l'œuvre de médecins, de juristes, de
mathématiciens, d'érudits, tous de musulmans authentiques mais ouverts
sur le monde et curieux des choses, témoignant d'une culture humaniste.
Qu'on
essaie de nous démontrer le contraire, mais nous, historiens, savons
d'expérience qu'avant d'être européenne la Renaissance fut arabe.
Voilà
pourquoi, devant tant de merveilles que l'on peut admirer dans le sud
de l'Espagne ou à Damas, tous ces manuscrits qui dorment dans les plus
prestigieuses bibliothèques d'Iran ou de Bagdad, mon esprit s'indigne
de voir que l'islam est dévoyé, piétiné, anéanti par tant d'intégristes
et d'imbéciles.
Ils ont fait d'une religion de lumière, une religion des ombres.
On
considère d'ailleurs que cette décadence intervient au moment où les
Turcs s'islamisèrent, c'est-à-dire au milieu du XIe siècle et prirent
le contrôle de l'Orient.
De là la confrontation avec l'Occident et les Croisades, à laquelle ils répondirent par la djihad, la guerre "sainte".
Toute
la pensée musulmane dès lors, hormis l'intermède glorieux de Saladin,
fut imprégnée d'une foi ardente et guerrière destinée à chasser ce
qu'ils nommaient les "infidèles".
C'est dans ce cadre que se
dessine encore aujourd'hui l'intégrisme et la conception de l'islam qui
est vécue par certains en Orient en Occident. Bref, l'erreur vient des
Turcs.
Je ne sais si l'on pourra un jour exhumer l'islam des
origines, cet islam des lumières, mais il serait plus qu'urgent que
l'on fasse parler à nouveau les Averroès et les Avicenne et que l'on
fasse taire la voix des ayatollahs, ou sinon on court à la catastrophe.
Dans l'intérêt du monde, mais surtout dans celui des musulmans eux-mêmes.
jeudi 30 octobre 2008
C'est la crise? Rassurez-vous il nous reste la branlette, Elvis et le CHOCOLAT!!!
Il n'y a pas qu'Elvis qui résiste à la crise, le chocolat aussi.
Au
moment où s'ouvre, à Paris, le salon qui lui est consacré, ce produit
rassure les consommateurs et stimule l'imagination des artisans
chocolatiers, toujours plus inventifs.
On aura les poches
trouées qu'il nous restera la masturbation, quelques disques d'Elvis et
des montagnes de chocolat à se mettre sous la dent.
Que demande le peuple... ?
Nostalgie
oblige, les gens veulent retrouver les vraies valeurs, celles qui leur
rappellent leur enfance: aussi le chocolat chaud et le chocolat au lait
effectuent "un grand retour" sur nos tables du petit-déjeuner et du
goûter.
Ainsi, Nestlé vient de lancer une tablette de chocolat
blanc à pâtisser, produit "rassurant, dans la réminiscence, le retour à
la mère", assurent les concepteurs.
Plus que jamais, "les
chocolatiers s'amusent", explique Sylvie Douce, fondatrice et
commissaire du Salon du chocolat, "il font des formes incroyables: de
lèvres, de chaussures...".
Mais la palme des mélanges
iconoclastes revient sans aucun doute au Belge Dominique Persoone. Ce
joyeux Flamand installé à Bruges s'amuse à fabriquer des chocolats aux
notes de chou-fleur, de basilic, de confiture de tomates séchées ou
d'olives noires, et des "galettes de chocolat avec croustillant de peau
de poulet". Des chocolats étranges qui, de son propre aveu, "ne sont
pas pour les grands-mères et les enfants".
Et souvenez-vous:
Le chocolat NE FAIT PAS grossir !
Alors, profitez-en...
jeudi 17 juillet 2008
Karl Klemens Metternich, l'ennemi des révolutions
Visage long et distingué, bouche dédaigneuse.
Ennemi juré des révolutions, le Prince autrichien Klemens von Metternich avait coutume de dire : "Celles
qu'on appelle révolutions de palais se font contre les personnes. Les
révolutions politiques sont dirigées contre les formes de l'Etat. La
révolution sociale attaque les bases de la société."
Metternich,
l'un des plus farouches adversaires de l'Empereur, était d'abord un
pragmatique mais un homme d'Etat de talent qui a dominé la scène
européenne pendant plus de trente ans.
Indifférent cependant à
la Sainte Alliance voulue par le tsar Alexandre Ier, qu'il qualifiait
de "vide sonore", Metternich croyait beaucoup au principe de
l'équilibre des puissances en Europe, et il réussit à promouvoir celui
de l'intervention des puissances contre d'éventuelles révolutions.
Agissant
au nom de l'Autriche, alors puissance dominante en Allemagne et en
Italie après 1815, le Prince Metternich se révèla être un "gendarme de
l'Europe" et mena une politique à la fois répressive et conservatrice
tout en combattant à l'intérieur de ses frontières les mouvements
nationaux qui risquaient de disloquer l'empire.
Mais malgré des visions toujours justes, il ne put empêcher les révolutions libérales de 1848 et dut même s'enfuir de Vienne.
Il ne revint qu'en 1851 où, dépassé, il ne fut plus écouté.
Rendons
tout de même hommage à celui qui fut le meilleur "ennemi" de Napoléon
Ier et de Napoléon III mais aussi un homme remarquablement cultivé et
très raffiné, francophile dans l'âme puisque, petite anecdote, il fut
le seul diplomate qui fit 0 fautes à la célèbre et très difficile
dictée de Prosper Mérimée.
jeudi 10 juillet 2008
Nos frères juifs, une stèle confirme notre parenté
Cette stèle, comportant un texte de 87 lignes, se nomme "Révèlation de Gabriel" et confirmerait, selon l'historien israélien Israël Knohl, les liens étroits entre le christianisme et le judaïsme.
Bref, nos amis juifs seraient bien nos frères aînés.
Entre chrétiens et juifs, il y a comme un lien de famille très fort qui nous unit.
Un
mot-clé, jugé illisible jusqu'en août dernier, a été écrit
maladroitement et deux lettres ne sont pas claires", précise
l'historien.
En utilisant d'autres exemples de la même période,
le chercheur est toutefois parvenu à déchiffrer le terme "haye", qui
signifie "Tu vivras".
La phrase entière se lirait donc de la façon suivante: "Dans trois jours, tu vivras. Moi, Gabriel, je te l'ordonne."
Les
rapprochements entre judaïsme et christianisme sont certes connus
depuis longue date, mais ce qui est intéressant, c'est l'utilisation de
cette expression "trois jours".
Une notion qui, à en croire les
spécialistes, pourrait trouver son origine dans la médecine antique,
selon laquelle la décomposition des corps ne débutait pas avant ce
délai.
Associée à celle d'un messie ayant souffert, également
évoquée dans le texte, cette idée connue au moins d'un groupe de
fidèles juifs, renvoie directement au Nouveau Testament.
Bien entendu, l'on ne peut être certain de rien dans ce domaine et les interprétations restent ouvertes.
