jeudi 30 octobre 2008
Libéralisme ou Etatisme ?
La confusion règne au sein
des libéraux de l'UMP qui sont déboussolés par les récentes prises de
position du Président Nicolas Sarkozy.
En effet, entre étatisme
et libéralisme, certains ne savent plus comment composer au sein de la
majorité, entre dirigisme économique et libre-entreprise.
S'ils
saluent "l'énergie" déployée en plein marasme mondial par le Président
de la République, en revanche ils ne manquent pas de souligner ses
"moyens limités" et ses "marges de manoeuvre réduites" par une
croissance qui n'est plus au rendez-vous.
Pour le député Lionel
Luca, il ne faut même pas attendre grand chose du "Bretton Wood 2'.
Parce qu'en réalité, il ne sortira de la table des négociations du G20
que ce que les Américains "voudront bien qu'il en sorte".
Et puis, il faut aussi penser à l'après-crise et tous les déficits que l'intervention de l'Etat risque d'engendrer.
Tous
s'accordent à penser que la France est dans une période d'exception et
que l'Etat doit jouer son rôle. Mais il faut faire attention. Car
l'ennui, en France, c'est que quand l'Etat commence à mettre la main
quelque part, il ne la sort plus.
De plus, la situation manque de "clarté" et que le flou est en général le meilleur auxiliaire de l'Etat.
Certains
libéraux regrettent que la majorité n'ait "pas assez fait" quand la
croissance le permettait, l'amertume est "bien antérieure" à la crise.
Ils regrettent, également, que l'Etat ait choisi de maintenir l'ISF et la création du RSA, une "erreur de casting", selon eux.
Enfin,
entre "libéralisme" et "étatisme" il aurait mieux fallu de parler de
"pragmatisme" car dans ce monde, rien n'est toxique et tout est une
question de dose.
Encore faut-il trouver la bonne...
samedi 20 septembre 2008
De la nécessité de réguler les marchés financiers
Selon l'ancien Premier ministre Lionel Jospin
qui donnait son avis sur ce sujet sur France Inter, la crise actuelle
est la conséquence de l'énorme fossé qui se creuse "entre la sphère
financière et l'économie réelle".
Ces quinze
dernières années, a expliqué M. Jospin, il y eût aussi des crises de
même nature mais elles étaient à la périphérie du système, en Argentine
ou en Russie, alors qu'aujourd'hui elles frappent au coeur : les
Etats-Unis et par ricochet, l'Europe.
Selon l'ancien chef du
gouvernement français, il faut chercher l'origine du mal dans les
paradis fiscaux ou dans les fonds spéculatifs mais surtout dans cet
incroyable fossé qui sépare l'économie réelle de la sphère financière.
Selon
M. Jospin, "on peut faire des sauvetages qui sont sans doute
nécessaires" qui faisait référence à l'assureur AIG renfloué par la
FED, mais il faudra bien, un jour, aller dans le sens d'une régulation
des marchés afin que cesse l'ultra-capitalisation des sphères
financières.
On ne peut pas continuer en permanence sur le
chemin chaotique du néo-libéralisme, de ce point de vue, je suis
d'accord avec Lionel Jospin.
Demain, une autre crise pourra
survenir et sans doute, sera t-elle plus désastreuse encore. Une sorte
de "Big One" de l'économie.
Il faut y réfléchir maintenant ... avant qu'il ne soit trop tard.
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mercredi 9 juillet 2008
Les profits, le sang précieux de l'aventure humaine
Les profits sont le sang vital du système economique, avait déclaré l'économiste américain Paul Samuelson lors d'une conférence à Harvard le 16 août 1976.
Ils sont en quelque sorte, avait-il ajouté, l'élixir magique sur lequel repose tout progrès.
Mais le sang d'une personne peut être le cancer pour une autre.
En bref, il n'y aura jamais d'égalité dans le capitalisme. C'est la loi de la jungle. Marche ou crève, c'est la loi du système.
Tout est une question d'adaptation, c'est ainsi que l'humanité a survécu pendant des millénaires.
Et qu'elle survivra encore.
L'homme porte en lui cette "rage" de vaincre et de gagner.
Le profit financier, l'homme le porte au fond de ses tripes et de sa chair.
Malheur aux vaincus.
mardi 11 mars 2008
Le baril à 109 dollars : Washington s'inquiète, y'a de quoi !
Le pétrole n'en finit pas de
grimper et il a atteint désormais le seuil des 109 $ le baril. De quoi
inquiéter Washington qui s'est dit "très préoccupé" par le niveau des
prix du pétrole, tout en reconnaissant que le problème ne pouvait être
résolu "du jour au lendemain".
Depuis une semaine, les
cours du pétrole alignent presque quotidiennement les records. Lundi,
ils avaient déjà dépassé coup sur coup la barre des 107 et des 108
dollars à New York.
"Actuellement, les inquiétudes sur
l'affaiblissement de l'économie américaine poussent les investisseurs à
chercher refuge dans les matières premières, le dollar s'affaiblissant
en raison d'anticipations de baisses des taux d'intérêt américains", résumaient les analystes du cabinet indépendant John Hall.
Il y a de quoi en effet s'inquiéter.
La
baisse du pouvoir d'achat, il ne faut pas la chercher plus loin. C'est
la flambée des cours du pétrole qui en est la cause. Tant que les
solutions n'auront pas été déterminées, que l'on aura pas réglé la
question de l'Irak et la crise au Proche-Orient, on ne sortira pas de
la cris pétrolière.
Espérons que le choix présidentiel américain
du 4 novembre puisse combler nos attentes. A moins que le monde n'ait
pas basculé dans une guerre d'ici-là ...
dimanche 17 février 2008
Libéralisme, interventionnisme & colbertisme
L'intervention de l'Etat
dans des secteurs-clefs de l'économie n'est pas incompatible avec une
logique libérale. C'est du moins ce qu'a essayé de nous dire notre
Premier ministre, François Fillon, dans un entretien paru dans le Figaro.
"Tous les grands pays libéraux autour de nous ont une politique d'intervention massive de l'Etat",
explique M. Fillon en s'appuyant sur l'exemple américain où la Maison
Blanche soutient Boeing à travers des contrats militaires considérables.
Ainsi,
il entend faire la même chose pour la France. Il estime que l'Etat n'a
pas à abandonner son industrie et donc que le gouvernement se battra
pour conserver le site ArcelorMittal de Gandrange en Moselle.
"La question de l'acier est pour nous stratégique",
dit le Premier ministre. Ce qui ne signifie pas que l'Etat doit
racheter toutes les entreprises mais discuter avec certaines pour
obtenir qu'elles révisent leurs stratégies et ne délocalisent pas la
production à l'étranger.
En effet, quel intérêt y'aurait-il pour
l'Etat de voir ses entreprises partir ailleurs ? C'est normal que le
pays se batte pour conserver ses usines et les emplois qui vont avec.
Le
libéralisme, ce n'est pas livrer un pays aux mains des grandes
multinationales mais fixer les règles du marché que tous doivent
s'efforcer d'accepter.
jeudi 14 février 2008
FRANCE - Croissance : insuffisant mais pas desèspérée
L'Insee a rendu ses chiffres offiiciels sur la croissance : celle-ci stagne à 1,9% soit légèrement inférieure à l'objectif du gouvernement. Un taux du notamment à l'allègement des stocks des entreprises et d'un ralentissement de la demande des ménages.
Des chiffres qui, selon les analystes, reflètent bien la dégradation du climat global et marque la volonté des entreprises de ne pas accumuler des stocks avec les inquiétudes qu'elles ont sur la demande en ce moment.
Un mécanisme qui reste somme toute assez classique sur un trimestre et qui peut être corrigé au trimestre suivant. Toutefois, le même phénomène s'observe dans tous les pays. Le commerce global se ralentit.
Pour la Ministre de l'Economie, Christine Lagarde, ce mouvement n'est cependant que transitoire et ne devrait pas se prolonger au-delà de l'exercice 2008.
Ainsi, la demande intérieure et des investissements des entreprises reste toujours dynamique et il està remarque qu'en glissement annuel, la croissance dépasse allégrement les 2% au quatrième trimestre.
Et si l'on fait abstraction des stocks, on s'aperçoit que notre PIB a même progressé de 0,7% en fin d'année. C'est une performance tout à fait correcte qui rassure si l'on considère la capacité de résilience de notre économie.
A titre de comparaison, sachez que l'Allemagne a également annoncé une hausse de 0,3% de son PIB au quatrième trimestre et la croissance a été estimée à +0,4% pour l'ensemble de la zone euro, soit moitié moins qu'au trimestre précédent.
Quant à la consommation des ménages, ceux-ci ont contribué à hauteur de 0,5 point à la croissance. Ce qui nous donne, sur l'ensemble de l'année, une hausse de 2,1% ainsi qu'une contribution positive de 2,3 points.
L'investissement des ménages dans leur logement a connu au quatrième trimestre sa plus forte progression depuis le deuxième trimestre 2006, ce qui signifie finalement que la crise de l'immobilier de logement reste pour l'instant davantage une vue de l'esprit qu'une réalité tangible en France ... ![]()
Et côté commerce extérieur, notre pays se porte plutôt bien. Car si les exportations ont baissé pour être ramenées à -0,6% après +1,3% au troisième trimestre, elles restent cependant supérieures aux importations qui se sont fixées à -1,4% après +1,0%.
Soit un solde extérieur pour notre balance de +0,2 point à l'évolution du PIB, ce qui est d'ailleurs une surprise, préçise t-on au ministère ...
Alors, bien sur, il n'y a pas de quoi encore crier à l'euphorie d'autant plus que la croissance française ne dépassera à peine les 1,6% pour l'année 2008 mais quand on sait que l'acquis de croissance pour 2007 n'était encore que de 0,7%, cela démontre que notre France ne va pas si mal, finalement, et qu'elle peut encore faire mieux si elle le veut.
Non, messieurs les gaucho-socialistes, le "grand soir" n'est pas encore pour demain, vous pouvez vous recoucher...
