jeudi 10 décembre 2009
L'appel du grand large
... quelque part jeté à l'ancre au nord de Zanzibar, j'ai un bateau qui m'attend prêt à embarquer...
Prêt à partir pour de longues routes marines, vers le Couchant ou l'Orient, en quête de nouveaux horizons.
Mon
bateau affrontera tous les océans du globe, tel un preux sur son
destrier, je ferais de mes rêves ma vie et mon destin et dans le chemin
creux de l'existence, je partirais à la rencontre des hommes.
Les voiles sont prêtes à être hissées et le vent souffle déjà, es-tu prêt(e) à me rejoindre dans cette aventure ? ![]()
Moi, si tu veux, je pars demain.
lundi 30 novembre 2009
La révolution bucolique
Chaque fois que la ville me pèse, j'aime bien retrouver le Haut Doubs, ses montagnes, ses clarines et ses forêts de résineux.
C'est ici que mon âme s'apaise, auprès de cette Nature généreuse, loin de l'agitation urbaine.
Pourquoi
les humains insistent pour vivre dans leurs villes, finalement ? Le
meilleur endroit où l'on est bien, c'est dans nos campagnes et nos
montagnes, là où les choses sont vraies et où il n'y a nul besoin de se
cacher derrière des masques pour un exister.
On passe nos vies
cloisonnées, rangés comme des sardines et évoluant dans un univers à
deux dimensions, marchant tels des moutons que l'on mène à l'abattoir.
Nous passons notre existence, penchés sur nos petites certitudes, nous
ignorons le nom de notre voisin et nous passons la vie à nous épier les
uns les autres sans jamais se parler.
Les matins s'enchainent,
les journées aussi. Et les nuits filent, les unes après les autres.
Nous vivons, non... nous SURvivons, nous croyons vivre, or c'est bien
une cage, une cage dorée, qui se referme sur nos vies. Nos petites vies
de merde de bourgeois bien (trop) gras. Alors que nous ne sommes faits
pour vivre au grand air, évoluer au milieu des prairies, libres enfin,
libres dans cette Nature qui est notre mère à tous, libres de sentir
sous nos pieds autre chose que l'asphalte. Libres de retrouver, enfin,
le goût des choses véritables.
Des veillées d'autrefois, nos
grands mères filant la laine au coin du feu, nos grands pères bourrant
leur pipe, à l'heure où cette France d'autrefois marchait en sabots,
des enfants jouant simplement et s'amusant de quelques bouts de
ficelles et de pives de pins ramassées dans les bois.
C'était
ça, la vie. Pas toujours rose, ni facile, mais âpre et rigoureuse. Le
goût de l'effort, c'est ce qui rendait les hommes libres et heureux.
Quel plaisir alors de profiter d'une bonne partie de cartes entre
copains après une journée passée à travailler la terre. Cette terre
nourricière, qui se retourne et tourne encore, pour découvrir qu'elle
renferme des trésors plus grands encore. La terre généreuse qui donne
tout à l'homme.
C'est toute une conception de l'existence qu'il
faut retrouver, avant que cette société ne s'entre-détruise. Retrouver
les liens qui nous unissent, d'homme à homme, d'homme à la terre, de la
terre à la nature, de la nature à l'homme. Une révolution bucolique,
voilà ce qu'il faut espérer, le retour à la campagne tant annoncé.
Comme dans les villages d'autrefois, simplement... se parler... se
comprendre, échanger.
Loin de cette petite vie urbaine, morose, grise et morne, qui, entre nous, nous fait horriblement "chier"...
mercredi 25 novembre 2009
Les méditations dun rêveur solitaire
Je rêve de prairies verdoyantes, de clairières au milieu des forêts sombres, et de ciels bleus parfumés à la vanille.
Je
rêve de nouveaux horizons où l'homme retrouvera son sens et la raison,
et la place qui est la sienne dans cette Nature créatrice.
Je
rêve à ce temps qui prends le temps de s'arrêter, chaque heure, chaque
minute, chaque seconde, un dixième même offert à l'humanité, rien pour
que l'émerveillement de nos sens.
Je veux retrouver les valeurs
vraies, l'authenticité de ce monde, loin des ors et des paillettes, le
goût d'une brise sur ma peau, le murmure du vent dans les plus hautes
branches d'un arbre.
Au pied de cet arbre, je m'y allonge et j'y suis bien.
mercredi 11 février 2009
Lowell, Massachussetts, entre Middleton Street et le fleuve Merrimack
C'est ici l'Amérique industrielle, celle que l'on ne voit jamais.
Nous
sommes à Lowell, dans le Massachussetts, entre Middlesex Street et le
fleuve Merrimack, dans le quartier industriel séparé du reste de la
ville par un canal.
L'écluse et la canal ont été
construits en 1821 par Nathan Appleton et Kirk Boott dès le début de
l'ère industrielle. Aujourd'hui, le site fait partie du patrimoine
national depuis 1976.
Bref, un site offert aux regards des visiteurs...
Autrefois,
des ouvriers ici, ont sué sang et eau pour quelques cents. Ils se sont
fait exploités pour pas grand chose et jetés dès que l'on en avait plus
besoin.
C'est cette Amérique là à qui je rends hommage, celle
que l'on ne voit jamais, celle que l'on a jamais voulu voir. Ces
milliers d'immigrants échouant au "Nouveau monde" et croyant au "rêve"
américain, finissant tous la plupart sur des machines poussiéreuses
dans des locaux mal éclairés, crevant à la fin de tuberculose ou rongé
par un cancer des poumons.
C'est ce que décrit Jack Kerouac, originaire de Lowell, dans ses bouquins.
La
prospérité de l'Amérique s'est écrite en partie avec la souffrance de
ces ouvriers. On ne voit que ceux qui ont réussi, jamais ceux qui sont
restés sur le carreau. Nul n'en parle, hormis quelques auteurs
marginaux comme Kerouac ou Hemingway.
Au pays du "dollar-roi", tous les crimes vous seront pardonnés, sauf un... celui d'être pauvre.
Si
l'on est pauvre, dit-on, c'est que l'on a tout fait pour l'être. Si
l'on est riche, c'est qu'on la mérité... vieille morale puritaine
protestante mêlé à un fort esprit capitaliste débridé.
Pendant des décennies, cela a fonctionné ainsi.
Aujourd'hui,
le peuple Américain se réveille enfin. Et j'espère que tout va changer.
Il était temps. Oui, l'argent fait souvent illusion. Elle a fait
illusion pendant longtemps, donnant l'apparence de la fortune, cachant
ces ouvriers misérables survivant pour quelques cents dans ces ateliers
de brique rouge, le long des canaux de la Nouvelle Angleterre.
Pour qui ? Pour quoi ?
Pendant
ce temps-là, on parlait des Rockfeller, des Ford et autres industriels,
banquiers et pétroliers. En 1929, on parlait de ces patrons qui
perdaient tout... on oubliait les milliers d'ouvriers perdant leur
emploi.
L'Amérique n'a jamais aimé les pauvres.
Aujourd'hui,
c'est une mentalité qui change. Enfin, je l'espère. Il était temps.
Mais il aura fallu une crise pour qu'ils prennent conscience que
l'argent n'achète pas tout.
Cette crise laissera des traces,
c'est évident. Et l'Amérique nouvelle qui est en train de naître sera
bien différente de celle qui a existé.
Et c'est tant mieux.
jeudi 29 janvier 2009
Puissance et gloire ?
La Bank of America Corporate Center est un gratte-ciel de Charlotte en Caroline du Nord.
Il est actuellement l'immeuble le plus élevé de la ville et le siège-social principal de la Bank of America.
A une époque où l'argent-roi s'élançait sans complexe dans le ciel des Etats-Unis. Volonté de puissance, de gloire, d'écraser.
Avant qu'ils ne prennent conscience que le dollar n'achète pas tout.
Et que dans la vie, il y a d'autres valeurs fondamentales qui ne se cotent pas en Bourse.
Les Américains auraient-ils pris conscience qu'ils ne sont pas des demi-dieux mais des hommes, comme tous les autres ?
Que leur pays ne sera plus jamais le "plus puissant de la Terre" mais une nation, forte, certes, mais aux côtés d'autres ?
Qu'ils
sont, comme chacun des 6 milliards d'êtres humains, embarqués dans une
longue histoire dont ils ne sont que les éléments d'une même chaîne ?
Le
monde change. Les Américains commencent à le comprendre. Ils
comprennent que plus rien ne sera comme avant et qu'il faut parfois
ravaler de sa superbe pour se remettre en question.
L'ère de prospérité touche à sa fin.
Et
c'est mieux ainsi. Le dieu dollar doit tomber. Les temples voués à son
culte doivent s'effondrer. La vie humaine ne doit plus être sacrifiée
sur l'autel du Marché-Roi.
Peut-être qu'en parcourant Charlotte
et ses hauts buildings, comme ci-dessus (la vidéo date de 1987), on
peut se rendre compte de ce que fut l'Amérique, autrefois, impudente,
orgueilleuse, méprisant la pauvreté et vouée à l'individualisme, seul
garant d'une vie de "luxe".
La réussite personnelle.
Pendant
toutes ces années, on leur a fait croire que si l'on est pauvre c'est
qu'on a tout fait pour l'être, que si l'on est riche c'est qu'on l'a
mérité.
Il suffit d'une crise mondiale, touchant en profondeur
les hommes, pour qu'ils prennent conscience que l'argent n'est qu'une
illusion, un peu comme le diable, qui brûle les doigts, fait miroiter
des promesses de vie facile mais vous vole votre âme.
Plus jamais ne sera comme avant.
La crise laissera des traces aux Etats-Unis. L'ère Reagan, c'est désormais terminé. Enfoui, évanoui, lointain.
N'existe
plus que ces buildings de verre, souvenirs d'un temps où l'Amérique
régnait en maître sur la finance mondiale. Oui, à cette époque chaque
Américain possédait deux voitures, deux maisons, tout en double, en
triple et des gros dollars sur ses comptes en banque.
Mais était-ce vraiment cela le but d'une vie ?
N'ont-ils pas confondu "bonheur" et "plaisirs" ?
Ces
"plaisirs" artificiels qui vous font vivre à crédit parce qu'il vous
faut toujours plus... plus que le voisin, que le beau-frère, que le
père même.
Mais qui finalement, vous fait oublier tout le reste, le principal. Vivre tout simplement.
La recherche du bonheur, c'était ce qui sous-tendait les idéaux des Pères fondateurs de l'Amérique. Pas les plaisirs.
Une petite maison, un jardin, une épouse (un mari) et des enfants.
Georges Washington, premier président des USA, recevait les ambassadeurs dans sa ferme... idem pour son successeur, John Adams.
Peut-être
est-il enfin temps pour l'Amérique de cesser enfin cette course absurde
aux profits et se tourner vers des valeurs plus saines, celles qui ont
fait leur pays, les idéaux de leurs ancêtres.
Je leur souhaite, en tout cas.
L'argent n'est qu'un moyen, pas un but en soi. Ni une finalité, on ne vit pas pour l'argent.
Les Américains l'ont enfin compris.
Il y a des choses qui ne s'achèteront jamais avec des billets fussent-ils verts.
Au
fond, cette crise ne sera pas si négative. Elle nous aura fait prendre
conscience à tous, aux Américains et à tout le monde industrialisé,
développé, que l'on ne peut continuer à vivre dans une course
permanente qui mène... à rien, au fond.
Qu'il vaut mieux vivre
heureux avec pas grand chose, que se lancer dans une course à la
réussite et au profit qui vous hypothèque tout ce que vous avez et met
votre vie en danger.
Il y a des choses qui ne se monnaient pas.
Non, plus rien ne sera comme avant.
Et c'est tant mieux.
mercredi 21 janvier 2009
Comme une cicatrice

Comme une cicatrice, aujourd'hui, voilà ce qu'il reste de cette blessure infligée à l'Europe pendant plus de quarante ans.
Nous sommes près de Bratislava, la capitale de la Slovaquie, à quelques pas de l'Autriche.
C'est
tout ce qui reste de l'ancien "rideau de fer", selon l'expression
consacrée par Winston Churchill, ce grillage honteux qui pendant des
décennies à coupé l'Europe en deux.

Aujourd'hui, les deux pays étant membres de l'Union Européenne, voilà la limite qui sépare les deux territoires.
Plus de grillage, plus de miradors ni de tranchées, juste deux bornes et un talus à traverser pour rejoindre l'autre côté.
Et
pourtant, j'étais très jeune à cette époque mais je me souviens encore
de ceux que l'on appelait "transfuges" et qui étaient près à prendre
tous les risques pour faire... cent mètres et franchir le mur interdit.
Il n'y avait pas loin de Bratislava à Vienne, pourtant.
Les deux villes se touchent presque. Et pourtant, il fut un temps où même ce qui était si proche était le plus inaccessible.
Je
pense à tous ces jeunes vingtenaires qui, à l'époque, devaient rêver en
voyant les lumières de l'autre côté. L'occident et la liberté, à portée
de bras et eux, derrière les grillages, interdits d'entrer.
Mais au nom de quoi, au nom de qui, a t-on décidé du sort de milliers et de milliers de gens ?
Pourquoi
couper les hommes en deux, entre ceux de l'Ouest et ceux de l'Est ?
Pourquoi ce monde prend t-il parfois les couleurs de l'injustice ?
Est-ce aux enfants de payer pour les erreurs commises par le passé ?
En
pensant à tout cela, c'est la mémoire de tous ces jeunes hommes, ces
jeunes femmes aussi, qui ont pris tous les risques, parfois y ont
laissé leur vie, pour traverser le fossé et témoigner, comme un pied de
nez aux oppresseurs, que l'on enferme jamais l'envie de liberté.
Que Dieu nous préserve de vivre de pareils moments.
Aujourd'hui,
l'Europe est en paix, enfin réunifiée. Aujourd'hui, les enfants
d'Autriche et de Slovaquie peuvent jouer ensemble, sans grillage pour
les empêcher de se rencontrer.
Mais je pense aussi à tous ces
murs qui existent encore dans ce monde. En Corée, par exemple, mais
aussi en Israël et cette infâme "barrière de sécurité" qui condamne
tout un peuple à rester enfermé.
Je pense à toutes ces
humiliations subies, ces blessures qui font souffrir encore tant de
gens sur la planète et je prie pour eux, je prie pour qu'un jour il n'y
ait plus un seul enfant sur cette Terre qui n'ait à jouer derrière les
grillages.
L'investiture d'Obama, hier, nous a rendu l'espoir.
L'espoir d'un monde qui pourrait enfin vivre selon les principes
d'humanité auxquels je crois fortement, au fond de moi.
Non, les Américains n'ont jamais rien perdu de leurs idéaux. Et hier, j'en ai eu la preuve.
Et
nous, Européens, qui aujourd'hui pouvons nous dire libres et réunis,
formons au fond qu'un seul et même peuple, par-delà nos différences,
nous aurons un rôle à jouer, un message à transmettre et je souhaite,
de tout cœur, que l'on finisse par ranger toutes ces armes et que l'on
abaisse toutes les barrières, même celles de l'esprit, et que l'on
arrive enfin à vivre dans un monde de paix, de justice et d'humanité.
mardi 16 décembre 2008
Cette Afrique qui a tant à nous (ré)apprendre...
Nous sommes à 1 km de Natumgo, à la frontière entre le Ghana et le Mali.
Enfin, "frontière" est un bien grand mot quand on connait l'histoire de l'Afrique...
Ici, nous sommes dans un village traditionnel de l'ethnie Gurunsi aux cases si finement décorées.
Là
est l'Afrique véritable, celle qui n'a pas été redessinée par le
colonisateur. Parce qu'en Afrique, être malien ou ghanéen n'a aucun
sens, seule l'ethnie compte.
Parce que les ethnies, c'est le sang et l'histoire profonde de l'Afrique.
Il
y a là une âme particulière, une culture riche et qui, même si elle ne
nous laissent pas de traces écrites, nous révèle un beau patrimoine.
L'Afrique,
terre de mémoires... mémoire des ancêtres, de ces sages conteurs qui,
au pied d'un baobab, entretiennent la tradition en racontant l'histoire
de bergers ou de paysans à des enfants subjugués.
Parce qu'en
Afrique, il n'y a pas de télé ni de playstation, pas de jouets
ultra-sophistiqués, c'est avec deux bouchons et quelques tiges de fer
que les enfants fabriquent eux-mêmes leurs jouets...
Pauvreté
? Peut-être... en fait, non. En Afrique, on vit avec les enfants. En
Afrique, on connait la vraie valeur des choses, de ces vraies choses,
celles qui ne se monnaient pas...
En
Afrique, enfin, on ne laisse jamais "crever" un vieillard, seul, dans
une sordide maison de retraite. Il n'y a pas de vieux "inutiles", en
Afrique. En Afrique, quand un Ancien (et l'on utilise avec respect)
meurt on dit que c'est une bibliothèque qui brûle.
Beaucoup, de nos jours, jettent l'opprobre sur l'Afrique.
Avant
de critiquer, ils feraient mieux de se regarder. Parce que l'Afrique,
contrairement à ce que l'on ose prétendre du haut de notre arrogance
européenne, a certainement beaucoup à nous apprendre (ou nous
réapprendre)... à méditer...
lundi 15 décembre 2008
En hommage à un enfant d'Albany...
Il s'agit de Ray Charles, célèbre pianiste virtuose de la Soul auquel la ville d'Albany, en Georgie, a consacré un monument.
Quel plus bel hommage que celui-là ?
Lui
qui a consacré une chanson à sa terre natale, lui qui portait la
musique noire dans le cœur et même s'il était privé d'un sens
fondamental, voyait bien plus clair que nous et plus lucide.
Il
a chanté à sa manière l'espoir de milliers de gens, fait vibrer les
âmes jusqu'au chœur des églises en donnant de l'énergie à des fidèles
qui ont chanté Dieu. Dieu et l'espérance.
Cet espérance de voir
un jour des gens réunis autour d'une même bannière, par-delà les
différences. Un rêve jusque-là impossible. Jamais un espoir n'est vain,
au fond dans ce monde, et lutter pour ses idées est toujours essentiel.
Ainsi,
pour l'éternité, "The Genius" continuera à jouer pour tous les enfants
noirs ou blancs, métis d'Amérique ou d'ailleurs parce qu'un jour,
viendra enfin où l'on ne jugera plus les gens sur ce qu'ils sont mais
sur ce qu'ils font.
C'est l'esprit, la seule et véritable mesure de l'Homme.
jeudi 11 décembre 2008
Juste un souffle...
Le soleil vient à peine de se lever et ses premiers rayons frappent la surface du lac Gadisar.
Nous sommes près de Jaisalmer, au Rājasthān, dans le nord de l'Inde...
Un moment de paix et de calme, de repos, c'est l'endroit idéal le matin pour méditer.
Oublier les turpitudes du monde et se détacher.
Ici,
on se sent proches des divinités du lac et des génies de la nature, le
vent nous parle, l'eau nous murmure. Comme si ton toi intérieur faisait
un tout avec le milieu qui t'entoure.
Là est la magie de l'Inde... et ses plus de huit mille ans de civilisation.
Et
l'on sent alors toute la fragilité de l'être humain face au temps. Le
temps, mais qu'est-ce que le temps, finalement ? Est-il vraiment
mesurable, quantifiable ? N'est-ce pas là l'illusion humaine de vouloir
tout contrôler jusqu'au temps qui passe sans lui ?
Nous subissons tous le changement, nous passons et puis nous mourrons.
C'est le cycle naturel de la vie. Ainsi vont les choses et c'est ce que l'on nomme là-bas l'impermanence.
Nous ne sommes qu'un éphémère souffle dans le monde. Et nous nous envolerons aussi vite qu'une plume.
Alors
à quoi bon toujours vouloir posséder ? Profiter de la vie, c'est
davantage important... et c'est là l'essentiel de l'existence humaine.
jeudi 4 décembre 2008
Prenons de la hauteur
Cela fait du bien de s'élever, parfois. Et regarder le monde par le haut.
A chacun de gravir sa montagne. L'important n'est au fond pas le but mais l'ascension.
L'alpinisme, c'est une grande école de la vie qui nous apprend l'humilité.
La
montagne, elle se mérite. Et l'homme n'est jamais gagnant contre elle,
un peu comme la mer. Elle s'offre à ceux qui savent où est leur place.
Et ça c'est très important.
Il
faudrait amener tous ceux qui nous gouvernent, ceux qui débattent et
qui donnent des leçons à gravir les montagnes, cela leur ferait du bien.
En fait, c'est s'élever pour mieux trouver sa place dans ce monde.
Ces
montagnes ont des millions d'années d'existence pour certaines. Et
nous, nous sommes sur Terre depuis combien de temps ? Combien d'années
nous restent à vivre ?
Nous faisons un éphémère passage, un éclair entre deux éternités.
Jean d'Ormesson a dit une phrase très juste à propos de l'existence, il disait : "La vie, c'est quarante ans de mauvaises années à passer, après on est tranquilles."
Qu'avons-nous fait de nos vies ?
Et pourquoi c'est toujours au moment de tirer notre révérence que nous devenons enfin si sereins ?
