jeudi 31 juillet 2008
Citoyenneté & Responsabilité individuelle
Conseiller fédéral et ministre des finances, Hans Rudolf-Merz
invite la population helvétique à faire preuve de responsabilité
individuelle dans une allocution à l'occasion du 1er août, fête
nationale suisse.
Car selon lui, les citoyens ne peuvent pas tout attendre des institutions et l'effort personnel doit précéder l'aide d'autrui.
A
chacun de se rappeler de quelle manière il est possible d'aider l'Etat
et la société, rappelle le conseiller fédéral. Et d'insister notamment
sur l'apport fondamental du bénévolat dans la prise en charge des
personnes âgées et du travail des jeunes.
Pour le chef des
finances, ce soutien non-matériel est l'unique manière de sauvegarder
l'équilibre actuel entre l'Etat et ses citoyens.
En cas de
besoin, ajoute t-il encore, la Suisse est prête à soutenir ses
citoyennes et citoyens avant de s'adresser aux "esprits chagrins" ou
"donneurs de leçons": quelle solution ces derniers ont-ils à proposer?
Sont-ils seulement allés voir ailleurs? "Et surtout, que font-ils pour
améliorer la réputation et la situation de la Suisse?"
Une
très belle allocution de M. Rudolf-Merz, conseiller fédéral suisse et
qui est plus largement à méditer hors des frontières de la
Confédération Helvétique.
Surtout en France ...
jeudi 17 avril 2008
Pornographie : un fléau pour la société ...
En visite aux Etats-Unis, le
pape Benoit XVI a reconnu pour la première fois que le scandale des
prêtres pédophiles avait été "très mal géré". Mais il a aussi mis en
cause la "pornographie" et la "violence" omniprésentes dans la société américaine.
"Que
signifie de parler de protection de l'enfant quand la pornographie et
la violences peuvent être regardées dans de nombreux foyers à travers
les médias largement accessibles aujourd'hui ?", s'est interrogé le Saint Père.
"Tous ont leur rôle à jouer" pour offrir une "formation morale solide aux jeunes commes aux adultes", a-t-il dit: "pas
seulement les parents, les dirigeants religieux, les enseignants et les
catéchistes, mais aussi les médias et l'industrie des loisirs".
Et quelque part, le pape a raison.
Où
que vous posiez les yeux, le sexe est omniprésent dans notre société,
aujourd'hui, de manière bien souvent agressive et délibérément
outrancière.
Il n'y a plus de mesure et le sexe s'affiche en grand et ouvertement.
Comment
des enfants, tant en Europe qu'aux Etats-Unis, ne pourraient-ils pas
passer outre sans tomber sur des images de sexe aujourd'hui ?
A
chacun de jouer son rôle et de rappeler au besoin les fondamentaux
d'une morale solide et sérieuse. Car le sexe n'est pas l'amour, il
n'est que la jouissance.
Et l'on ne bâtit rien de sérieux sur la jouissance.
A méditer.
jeudi 13 mars 2008
Bureaucratie et socialisme : ennemis du libéralisme ...
C'est à cause de la bureaucratie et du socialisme, écrivait Achille Tournier dans ses pensées d'automne, qu'il n'y au fond que deux partis en France : ceux qui vivent de l'impôt et ceux qui en meurent.
Après
tout, un autre penseur socialo-communiste, Karl Marx, disait que plus
l'on fait crouler un pays sous le poids de l'impôt et de l'Etat et plus
on tue le capitalisme.
Il y a de quoi réfléchir quand même.
Le socialisme, voilà l'ennemi ...
mercredi 12 mars 2008
La force des opinions
L'opinion publique, écrit l'économiste Alfred Sauvy dans son opuscule éponyme, constitue bien souvent une force politique prévue par aucune constitution.
Il n'est jamais prouvé que l'opinion a forcément raison mais elle est là, bien réelle et présente, et il faut faire avec.
Doit-on
faire en sorte, alors, de museler l'opinion ? Bien sur que non. Nous
sommes une démocratie fondée sur des valeurs et entre autres, sur la
liberté d'expression.
On peut juste déplorer que le citoyen, parfois peu éduqué et peu cultivé, ait aussi le droit de vote.
Hélàs ...
lundi 11 février 2008
Ordre, efficacité et opportunité : trois priorités pour bien gouverner
Choisis en politique le bon ordre.
Choisis en affaire l'efficacité.
Choisis pour agir l'opportunité.
Ne rivalise point : tu seras sans reproche.
Lao Tseu, in le Tao tö King
Ordre, efficacité et opportunité. Voilà les trois axes à suivre pour bien gouverner sa vie, sa ville ou son pays.
Le meilleur dirigeant, peu importe ses convictions, est celui qui réunit harmonieusement ces trois critères.
A méditer.
dimanche 10 février 2008
La Guerre, c'est aussi un Devoir
Pourquoi fait-on la guerre ?
Existe t-il des guerres "justes" ou des guerres "injustes" ?
Faut-il faire la guerre ?
Autant
de questions qui touchent à la philosophie en temps de paix. On
s'interroge et c'est normal. Pourtant, lorsque la paix est menacée, on
ne se demande plus si faire la guerre, c'est bien ou mal on endosse
l'uniforme et on prend les armes et on va défendre ce que l'on estime
être juste.
Nul humain ne souhaite faire la guerre. Mais pour
défendre sa patrie, le pays de ses pères, pour défendre sa Nation qui
est aussi celle de ses enfants, tout homme est prêt à se battre.
Celui qui refuse la guerre est un lâche ou un traître.
Pour
garantir la paix, la liberté, la justice, la démocratie, il faut savoir
parfois prendre les armes pour les défendre. Bien souvent, les mots ne
suffisent plus et le poète sait aussi poser sa plume pour prendre son
fusil.
Être pacifiste ne signifie pas toujours refuser la
guerre. C'est aussi savoir pourquoi l'on fait la guerre. Et être prêt à
la faire. C'est accepter de faire le sacrifice de sa vie pour son pays,
pour sa patrie, pour les idéaux que l'on s'est fixé, pour ses enfants.
Entre
1940 et 1945 nos grand-parents sont partis en guerre, ils ont sacrifié
leur jeunesse et pour beaucoup leur vie pour chasser le fascisme
d'Europe, pour que nous, leurs petits-enfants puissions vivre libres et
en paix.
Ils n'ont pas chercher à savoir si c'était bien ou mal, la guerre. Ils l'ont faite. Parce que c'était leur Devoir.
Aujourd'hui,
combien seraient prêts à faire ce sacrifice ? Seriez-vous prêts à
partir à la guerre pour défendre ce en quoi vous croyez et surtout
assurer la paix pour vos enfants ?
Non, on ne fait jamais la
guerre par plaisir mais bien souvent, la situation l'exige. La paix et
la justice ont aussi un prix et il se paie parfois dans le sang ...
samedi 9 février 2008
De l'art de remporter la bataille ...
Dans son essai sur la guerre, Carl von Clausewitz dit que c'est celui qui tient le dernier quart d'heure qui remporte la bataille.
Toutes
les guerres se remportent bien souvent sur une seule bataille, celle
qu'il ne faut pas perdre. On peut avoir été endurant tout le long,
puissant, avoir développé toutes les armes et perdre tout le temps
d'une bataille, la dernière, faute de motivation ou de lassitude.
Voilà pourquoi, le dernier quart d'heure est le plus important.
C'est
là que celui qui s'est économisé le plus remporte la victoire parce
qu'il met justement toutes ses forces dans la bataille ultime. Celle
qui, en général, est la clef de la victoire.
Ceci vaut pour le militaire comme pour le politicien. Bien entendu.
Mais
cela vaut aussi pour nous-mêmes quand nous nous engageons dans un
combat de longue haleine. C'est le dernier quart qui est décisif et
qu'il faut tenir absolument.
Les plus belles victoires sont à ce prix.
mardi 5 février 2008
Une société unie
Une société unie, nous explique l'ancien conseiller de Charles de Gaulle, Olivier Guichard dans Un Chemin tranquille, ce n'est pas une société sans différences, mais une société sans frontières intérieures.
C'est en gros, une société où les barrières n'existent plus entre les hommes qu'ils soient de classes, de religion ou de couleur de peau différentes, peu importe mais que l'harmonie, vivre ensemble, se fasse sans tensions ni rancoeur larvée.
Une société unie, c'est une société qui a dépassé ses différences internes pour édifier un projet commun : celui de vivre ensemble.
Il est idiot et inutile de songer à gommer les différences. Le conformisme, c'est la pire des choses qui puissent exister. Mais en revanche, bâtir une société fondée sur la tolérance et le respect mutuel, il n'y a rien de plus bénéfique pour l'avenir, le nôtre et celui de nos enfants.
Pensez-y.
lundi 4 février 2008
Toute dictature nait d'une révolution
Parce que, comme le soulignait justement Vaclav Havel : La violence engendre la violence. C'est pourquoi la plupart des révolutions se sont perverties en dictatures.
Il en fut ainsi de toutes les révolutions marxistes à travers la planète : en Russie, en Chine, à Cuba ou au Vietnam mais aussi de la plupart des révolutions libérales comme ce fut le cas avec la France.
Seule exception : les Etats-Unis d'Amérique qui n'ont jamais versé dans la tyrannie sitôt que les 13 colonies accedèrent à l'indépendance.
Mais pour le reste, toutes les révolutions ont entrainé des dictatures. C'est un fait. Peut-être parce que l'on ne change pas le monde par la violence, on impose pas sa vision par le sang et les armes. Parce que la nature humaine de pouvoir et de domination reprend toujours le dessus.
Parce que les hommes ne sont pas suffisemment éclairés pour espèrer changer les choses.
Enfin, parce qu'une révolution ce n'est jamais, comme son nom l'indique, qu'un tour sur soi-même et que ceux qui étaient en bas se retrouvent au sommet en attendant que d'autres viennent les en chasser à leur tour.
Alors, plutôt que toujours penser "révolution" parlons plutôt d'évolution.
A méditer ...
L'immigré : un métèque perpétuel
Ainsi que l'a écrit Pan Bouyoucas dans Une bataille d'Amérique :
Quiconque a le malheur d'immigrer une fois - une seule ! - restera toujours métèque toute sa vie, et étranger partout, même dans son pays d'origine. C'est notre malédiction à nous, immigrants.
L'immigrant restera à jamais un étranger. Etranger aux autres, étranger à lui-même. Et même s'il revient au pays, il sera un étranger pour sa patrie d'origine.
Parce qu'en partant, l'immigrant emporte avec lui ses racines et celles-ci trouvent difficilement à pousser et s'épanouir dans une terre qui n'est pas la sienne.
Toute sa vie durant, l'immigrant sera donc obligé de porter ses racines en lui, sachant qu'il ne pourra les planter nulle part.
C'est le drame des immigrants, même de ceux qui s'intègrent - comme on dit - qui ne seront jamais du "pays" mais toujours "étranger" pour l'opinion d'autrui.
