OTHELLO

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lundi 10 novembre 2008

Les Quatre Défis du Président Obama

Barack_OBAMA_PortraitPour le nouveau Président des USA, Barack Obama, le chemin sera rude et il le sait.

Selon les experts, tous unanimes sur le sujet, il aura à faire face à quatre défis majeurs au cours de son mandat: d'abord redresser l'économie de son pays, ensuite faire la paix au Proche-Orient, mais aussi sauver la planète du réchauffement et enfin combattre la faim dans le monde.




Vu l'ampleur, aucun mortel, même en état de grâce, n'est en mesure de satisfaire le niveau des attentes qu'Obama cristallise.

Il ne faut pas se leurrer. Il y aura nécessairement des déceptions.

Cependant, imaginons qu'il comble ne serait-ce que 50% ou 75% des attentes placées en lui, cela sera déjà extraordinaire.

Et je pense très sincèrement qu'il en est capable.

Les Etats-Unis, et le monde dans leur sillage, traversent ce qui est considéré comme la plus grave crise financière depuis celle de 1929.

Il n'y a donc pas que les Américains à espérer tout de cet homme.

Sollicité sur tous les fronts, Barack Obama a reçu un nombre impressionnant de doléances, dont certaines aux allures de bouteille à la mer.

Jacques Diouf, par exemple, le président de la FAO a appelé Obama à être plus sensible que son prédécesseur au problème de la faim dans le monde et l'a appelé à faire de la lutte contre ce fléau une de ses priorités en accueillant un sommet mondial sur ce sujet au premier semestre 2009.

Obama est un homme qui recèle les promesses d'un dirigeant vraiment efficace, potentiellement d'un grand dirigeant.

Mais il faut raison garder, malgré tout, parce que nul ne sait ce que cela va donner.

Les espoirs qu'il a soulevés sont si forts que la déception sera son ennemie dès le premier jour. L'homme sera-t-il à la hauteur de son destin ?

Je le souhaite.

Mais je n'oublie pas non plus qu'il n'y a qu'un seul messie et celui-là est dans les cieux.

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jeudi 6 novembre 2008

Obama ou de nouvelles raisons d'espérer !

"And the Dream become true..."




Il y a quarante ans, un pasteur faisait un rêve à Washington... quarante ans plus tard, le rêve devint réalité.


Moment historique dans l'aventure américaine, pour la première fois un Noir accédera à la Maison Blanche.




A 47 ans, Barack Obama sera investi 44e président des Etats-Unis le 20 janvier 2009.

Il deviendra ainsi le premier président noir de l'histoire du pays.

Mais les défis à relever sont de taille.

En effet, les Etats-Unis, et le monde dans leur sillage, traversent la plus grave crise financière depuis celle de 1929.

De plus, le pays est engagé dans deux guerres, en Irak et en Afghanistan. Quelque 152.000 soldats américains sont toujours déployés en Irak plus de cinq ans après l'invasion de ce pays et 32.000 soldats américains se trouvent en Afghanistan, six ans après le début de la guerre contre le terrorisme.

Avant même de prendre ses fonctions dans le bureau ovale de la Maison Blanche le 20 janvier prochain, Obama va devoir expliquer comment il compte relancer l'économie du pays et composer avec un déficit public proche de 500 milliards de dollars.

Le choix de son secrétaire au Trésor devrait être crucial.

Certains noms sont d'ailleurs avancés, comme les ex-clintoniens Robert Rubin et Lawrence Summers. Ou encore le président de la Réserve fédérale de l'Etat de New York, Tim Geithner, également Paul Volcker.

En tout cas, Barack Obama aura un avantage de taille: il bénéficiera à la fois de l'appui du Congrès qui sera de la même "couleur" que lui. Et ce, pour la première fois depuis 1992.

Alors, bien sur, Obama n'est pas dupe. Il est conscient de la tâche qui lui incombe et le dit lui-même : "Il y aura des revers et des faux départs."

Il est conscient aussi que nombre d'Américains ne seront pas toujours d'accord avec ses décisions mais il s'efforcera de rester toujours honnête et qu'il sera à l'écoute de tout le monde, y compris ceux qui ne seront pas d'accord.

Et les défis à relever sont de taille: le taux de chômage atteint 6,1% et les prévisions pour l'an prochain sont pessimistes. Les consommateurs n'ont plus le moral. La crise immobilière n'est pas terminée. Les comptes de l'assurance-santé et de l'assurance-vieillesse sont plombés.

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lundi 22 septembre 2008

Amérique : le rêve de Martin Luther King s'est-il réalisé ?

FEMME_NOIRE_ET_FEMME_BLANCHEIl y a 45 ans de cela, le pasteur Martin Luther King prononçait son célèbre "I have a dream" en face du Capitole, à Washington, lors de la marche des droits civiques.

Aujourd'hui, à la veille des élections présidentielles qui, pour la première fois dans l'histoire de l'Amérique, verra un Noir postuler au poste suprême, la question du racisme est loin d'être réglée et ce, malgré des progrès dans la société.




Dans son discours, King évoquait une société où les Noirs ne seraient plus victimes de discriminations et vivraient harmonieusement avec les Blancs.

Il parlait d'une Amérique où les citoyens ne seraient pas jugés sur la couleur de leur peau.

"Je fais le rêve", disait-il, "Je fais le rêve qu'un jour cette nation se lève et vive la véritable signification de son credo: 'nous tenons ces vérités pour évidentes, que tous les hommes ont été créés égaux'", avait-il lancé sur les marches du Lincoln Memorial à Washington, le 28 août 1963.

A cette époque, il faut savoir que la ségrégation était légale: les parcs, toilettes, hôtels, cinémas, écoles et fontaines à eau réservés aux Blancs étaient monnaie courante. Les relations sexuelles "interraciales" étaient interdites par des textes de loi et les lynchages de Noirs étaient fréquents.

Les choses ont commencé à changer dans les années 60 avec l'adoption du Civil Rights Act, déclarant illégale la discrimination, et d'autres lois sur le droit de vote et le logement. En 1967, la Cour suprême interdit une loi en Virginie qui jusque là proscrivait les mariages entre Blancs et Noirs.

Aujourd'hui, 45 ans après, on pourrait dire que tout a changé ... et bien, non, du moins pas tout à fait ...

Bien sur, l'Amérique est entrée dans une ère "post-raciale" mais la question est encore loin d'être réglée. Pour preuve, les injures ouvertement racistes du commentateur radio Don Imus ou les sermons enflammés de l'ancien pasteur Jeremiah Wright ont provoqué dernièrement une vive émotion aux Etats-Unis, tant chez les Noirs que chez les Blancs.

En fait, tout a changé et rien n'a changé.

C'est le paradoxe dans lequel vivent les Américains aujourd'hui.

Il faut savoir que la plupart des Américains estiment que le racisme demeure un problème, mais ne se considèrent pas eux-mêmes comme racistes. Et pourtant, si l'on regarde les statistiques, les Noirs se disent souvent victimes de discriminations à l'emploi et au logement.

C'est en politique, cependant, que les choses ont le mieux changé et de manière remarquable.

Les Afro-Américains, qui représentent 13% de la population, sont plus nombreux à occuper des fonctions électives. A la Chambre des représentants du Congrès (435 sièges), ils étaient neuf en 1969, contre 43 aujourd'hui. Dans les années 60, on comptait aussi seulement 300 élus noirs locaux, contre 10.000 aujourd'hui, dont 300 maires. La participation des Noirs aux élections a en outre gagné du terrain.

Mais la politique américaine joue également sur les divisions raciales.

Depuis les années 60, le système bipartite américain a donné lieu à une ségrégation de facto, les Noirs votant essentiellement pour le camp démocrate. Pas un seul candidat démocrate n'a remporté la majorité du vote blanc depuis 1964, année où les républicains ont mis en place leur "stratégie sudiste", exploitant des questions raciales comme la discrimination positive pour polariser l'électorat.

Si les Noirs arrivent à gagner des circonscriptions où leur communauté est fortement implantée, reste qu'il est très inhabituel qu'un candidat noir qui se présente à un poste à l'échelon d'un des Etats du pays soit nommé ou élu.

La polarisation raciale est toujours là ...

Aujourd'hui encore, le revenu moyen des Noirs atteint seulement 61% de celui des Blancs, et les Afro-Américains ont presque deux fois plus de risques d'être au chômage et de ne pas avoir d'assurance-santé, selon les statistiques officielles.

Environ 25% vivent sous le seuil de pauvreté, un chiffre qui s'établit à "seulement" 9,3% pour les Blancs. Le taux de pauvreté des enfants noirs, bien qu'en baisse depuis 1963, reste deux fois et demi plus élevé que pour les Blancs.

Il y a encore du chemin à faire.

Voilà pourquoi, si le 4 novembre, Barack Obama est élu à la Maison Blanche, se serait un très grand tournant dans l'histoire américaine.

Espérons ...

Posté par Yanagore à 18:53 - Points de vue & images du monde - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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