dimanche 23 novembre 2008
Le Vatican plaide pour une économie éthique
Dans un document publié dans
l'Osservatore Romano, le Vatican évoque la crise économique mondiale et
estime qu'il est plus que nécessaire de lancer les bases d'un "nouveau pacte financier international".
Ainsi,
pour le Conseil pontifical pour la justice et la paix qui a signé cet
écrit, la question est de savoir si nous sommes face à la nécessité
d'une simple révision ou d'une véritable refondation du système des
institutions économiques et financières internationales ?
Pour
le Saint Siège, la crise a sans aucun doute mis au premier plan
l'urgence de trouver de nouvelles formes de coordination internationale
en matière monétaire, financière et commerciale.
La crise que nous vivons est d'abord une "crise de confiance".
Dans
un monde où la souveraineté nationale est devenue insuffisante, même
les grands pays sont conscients qu'il est impossible de réaliser les
objectifs nationaux en comptant uniquement sur des politiques internes.
Aussi, des accords, des règles et des institutions internationales sont
absolument nécessaires.
Le Conseil pontifical plaide pour un
renforcement de la coopération en matière de transparence et de
surveillance du système financier et d'éviter le début d'une chaîne de
protectionnisme réciproque.
La doctrine sociale de l'Eglise,
avec la riche variété de ses principes moraux, peut et doit apporter sa
contribution, insiste le Vatican.
Et il appelle ainsi les
gouvernements et tous les autres opérateurs économiques à trouver des
solutions durables et solidaires envers les pays les moins développés.
La
dimension éthique de l'économie et de la finance n'est pas quelque
chose d'accessoire mais quelque chose d'essentiel et doit être toujours
prise en considération pour poursuivre des dynamiques économiques et
financières correctes, clairvoyantes et porteuses de progrès.
lundi 10 novembre 2008
Nicolas Sarkozy, le président responsable
Selon un nouveau sondage
Ipsos publié dans le Point, notre Président Nicolas Sarkozy voit sa côte plafonner à +8
points d'intentions favorables et avoisinnant ainsi les 50%.
Une
embellie dans les sondages qui s'explique notamment par l'attitude
"volontariste" de Nicolas Sarkozy face à la crise financière et à celle
du Caucase, mais aussi par la stature internationale que lui a conférée
la présidence de l'Union européenne.
Enfin, l'absence de réelle
opposition favorise aussi cela alors que les ténors du PS sont toujours
empêtrés dans la préparation de leur congrès.
Et puis, il faut
bien reconnaitre que Nicolas Sarkozy a fait preuve d'une formidable
énergie face aux crises, ce qui a d'ailleurs impressionné de nombreux
observateurs étrangers.
Nous lui devons aussi d'indéniables
succès diplomatiques comme l'Union pour la Méditerranée en bonne voie
de réalisation et promise à un beau succès.
C'est d'abord auprès
des catégories populaires que notre Président remonte le plus.
Notamment après le fameux discours de Réthel, lorsque le chef de l'Etat
a annoncé, le 28 octobre, dans les Ardennes, plusieurs mesures en
faveur de l'emploi, notamment les contrats aidés, et sur ses critiques
envers l'attitude de certains banquiers.
Aussi paradoxal que
cela puisse paraître, la crise est toujours une "malchance" pour les
chefs d'Etat. Elle est une "chance" pour Sarkozy qui lui permet de
remonter dans les sondages.
Et puis, soyons honnêtes, son style,
sa façon de faire de la politique à chaque instant a profondément
changé. De plus, les Français ont le sentiment qu'ils ne sont pas seuls
face à la crise. Dans un contexte anxiogène, ils se sentent
relativement rassurés.
Toutefois, restons pragmatiques.
Il
ne faudrait pas que Nicolas Sarkozy se contente seulement de pointer
les responsabilités, ce qui est déjà une bonne chose, mais aussi il est
plus que nécessaire qu'il parvienne à mettre en place des mesures.
Et
puis, l'arrivée du président américain Barack Obama et la fin de la
présidence française de l'UE prévue pour fin décembre fait que Sarkozy
ne sera plus la principale figure du pouvoir occidental.
samedi 8 novembre 2008
Cohérence et coordination: le grand défi Européen
Face à la crise financière internationale, plus que jamais les peuples ne peuvent plus être divisés.
En
Europe, notamment, où le Président français Nicolas Sarkozy a lancé un
appel à l'unité et à la formation d'un gouvernement économique commun.
Une idée qui, même si elle est bonne en soi, n'en finit pas de diviser les 27.
Mais Nicolas Sarkozy n'en démord pas.
Jamais,
selon lui, l'Europe n'avait eu autant besoin d'unité. Parce que cette
union est essentielle, assure t-il, si l'Europe veut faire entendre sa
voix dans le concert des nations.
"Je maintiens : face à la
crise économique qui s'annonce, la coordination de nos politiques
économiques est une ardente obligation", a déclaré le chef d'Etat
français.
Il n'y a pas d'autre choix, ajoute t-il encore, que de
se comprendre, que de s'écouter et aussi de regarder les expériences
réussies. Bref, d'essayer tous ensemble, sur un continent où autrefois
tous les pays ont fait la paix, de préserver la croissance en se
coordonnant.
Et notre président a une fois encore, raison.
Il
est plus qu'urgent de redonner à notre continent une vision, un
caractère, une colonne vertébrale. Une ambition aussi. Ce qu'il faut,
c'est une Europe qui pèse dans la balance internationale.
Si les
Américains sont capables de s'unir derrière leur nouveau Président,
pourquoi les Européens ne seraient-ils pas capables de s'entendre sur
un même projet et des valeurs communes ?
A chacun ses défis. Voici le nôtre.
Sachons apprécier, une fois encore, le côté visionnaire de Notre Président, Nicolas Sarkozy.
Avec Obama, il ne sera jamais trop tard pour enfin sauver ce monde.
