dimanche 29 novembre 2009
Une Grande Dame : Elisabeth Kübler-Ross
Un extrait que j'aimerais vous faire partager :
| Elisabeth Kübler-Ross a écrit: |
| Ayez un peu de compassion envers vous-même, faites une pause. Cessez, l'espace d'un moment, de dire que vous êtes stupide, que vous n'aurez jamais dû faire ceci ou cela. Quand quelqu'un commet une erreur, vous lui dites généralement de ne pas s'inquiéter, que cela arrive à tout le monde, qu'il n'y a pas de quoi en faire un plat. Pourtant, lorsque vous faites la même erreur, vous avez le sentiment d'être en dessous de tout. Nous avons généralement tendance à être plus indulgents envers les autres qu'envers nous-mêmes. Efforcez-vous dans d'être aussi tolérant envers vous-même que vous l'êtes envers les autres. |
Ces
mots sont ceux de la psychiatre américaine d'origine suisse, Elisabeth
Kübler-Ross, décédée en 2004... où plutôt comme aimait à l'appeler
cette spécialiste du deuil et de la mort, "partie danser au milieu des galaxies"...
Adepte
des spiritualités orientales, notamment de l'Inde, elle a fondé le
centre de Shanti Nilaya où elle accueillait les enfants atteints du
Sida dans les années 80, ce qui lui a valu de se faire détester par
certains esprits étroits qui n'ont eu de cesse de lui mettre des bâtons
dans les roues.
Elle a fini sa vie paralysée et retirée à sa
maison de Scotland, en Arizona. Mais a toujours conservé son même goût
de vivre, même malade, ce qui lui a ouvert encore plus les yeux et le
cœur, aimait-elle à dire.
Elle a donné de nombreuses conférences à travers le monde et était docteur honoris causa de plusieurs universités.
Je vous recommande de lire ses ouvrages dont celui-ci d'où est issu l'extrait que j'ai recopié :
Dans ce livre lumineux qu'elle a écrit avec son
disciple, le professeur David Kessler, on y parle ni de mort ni de
douleur, encore moins des mourants, mais de la vie car comme elle
l'écrivait : "La vie est un accomplissement de la mort et la mort est le terme de cet accomplissement."
jeudi 11 décembre 2008
Juste un souffle...
Le soleil vient à peine de se lever et ses premiers rayons frappent la surface du lac Gadisar.
Nous sommes près de Jaisalmer, au Rājasthān, dans le nord de l'Inde...
Un moment de paix et de calme, de repos, c'est l'endroit idéal le matin pour méditer.
Oublier les turpitudes du monde et se détacher.
Ici,
on se sent proches des divinités du lac et des génies de la nature, le
vent nous parle, l'eau nous murmure. Comme si ton toi intérieur faisait
un tout avec le milieu qui t'entoure.
Là est la magie de l'Inde... et ses plus de huit mille ans de civilisation.
Et
l'on sent alors toute la fragilité de l'être humain face au temps. Le
temps, mais qu'est-ce que le temps, finalement ? Est-il vraiment
mesurable, quantifiable ? N'est-ce pas là l'illusion humaine de vouloir
tout contrôler jusqu'au temps qui passe sans lui ?
Nous subissons tous le changement, nous passons et puis nous mourrons.
C'est le cycle naturel de la vie. Ainsi vont les choses et c'est ce que l'on nomme là-bas l'impermanence.
Nous ne sommes qu'un éphémère souffle dans le monde. Et nous nous envolerons aussi vite qu'une plume.
Alors
à quoi bon toujours vouloir posséder ? Profiter de la vie, c'est
davantage important... et c'est là l'essentiel de l'existence humaine.
