mercredi 14 mai 2008
Le Génie de Bonaparte
C'est d'avoir, au fond, insufflé le nationalisme dans le coeur de nombreux pays européens.
Le
génie de Bonaparte, c'est rien de moins que la reprise du génie
français, de Montaigne aux Lumières, et qui a forgé et modelé une bonne
partie de la pensée européenne à l'exception (ou presque) de la culture
britannique.
En se dressant contre Napoléon, beaucoup
de peuples n'ont fait que s'inscrire dans une certaine philosophie de
la liberté véhiculée justement par les troupes impériales.
A la
fois bourreau et génie, c'est bien ce qu'a été Napoléon Ier. Du moins,
c'est ainsi qu'il a été perçu. Empereur, sacré en 1802, ses premiers
mots furent : "Moi, Empereur, la République continue" ...
Et
c'est bien cette idée républicaine qu'il diffusera aux quatre coins du
continent européen, de Iéna à Austerlitz et de Wagram jusqu'aux confins
de la Russie.
Et il a pu le faire, au fond, pour une raison très
simple : c'est que le français était quasiment devenue depuis près de
deux siècles, la langue vernaculaire de l'élite européenne tant
aristocratique que bourgeoise et que les idées "nouvelles" se
répandaient parmi des populations qui, contrairement à ce que l'on
pense, étaient sans doute bien plus instruites et plus cultivées
qu'elles ne le sont aujourd'hui.
Le génie de Bonaparte, c'est le
triomphe de la liberté sur les despotismes sclérosés européens dans un
premier temps; d'avoir, dans un second temps, diffusé le Code Civil
Républicain dans toute l'Europe et enfin d'avoir réveillé la conscience
nationale des Etats européens.
Regardez aujourd'hui une carte de
l'Europe et comprenez que nombre de ces pays n'existaient pas si
Napoléon n'avait pas suscité en eux leur désir de liberté et
d'indépendance.
L'Europe est fille de Napoléon et de la France.
C'est
le génie français qui a fondé l'Europe. Promenez vous à Schönbrunn, à
Saint Petersbourg ou dans les jardins du château de Sans-Soucis à
Berlin et vous y admirerez l'excellence toute française qui a inspiré
les architectes et les maîtres-jardiniers.
Tant de princes
européens ont "baigné" dans les lettres françaises comme Frédéric II de
Prusse et son ami Voltaire ou les liens unissant les Tsars de la Grande
Russie à la France.
Et naturellement, comme une évidence,
Napoléon est le fils héritier de la République qu'il a couronné en se
sacrant Empereur en 1802. C'est dans la pure tradition française qu'il
a apporté les lumières à l'Europe assoupie sous la botte des monarques
obscurantistes.
Oui, la France a inspiré l'Europe, elle en est
sa mère naturelle et encore aujourd'hui, l'idée européenne doit tout à
la France. L'Europe, c'est la France.
Elle n'a eu, au fond,
qu'une seule rivale : l'Angleterre. Perfide Albion qui a tant donné de
fil à retordre à Napoléon; l'Angleterre a, avec la France, contribué
elle aussi à forger ce qu'est l'Europe et le monde aujourd'hui.
Deux
nations-soeurs, rivales et adversaires plutôt qu'ennemies, qui ont
éclairé le monde et ont fait ensemble ce qu'il est devenu aujourd'hui.
mardi 18 décembre 2007
C'est ma France à moi ...
Et elle s'appelle "diversité".
Diversité des terroirs : vignes ou céréales, vaches dans les prés ou grandes forêts. Des moins-défricheurs de l'an mille aux remembrements d'après-guerre, ceux qui ont modelé ce territoire n'ont eu de cesse d'y apporter des choses nouvelles. Que seraient aujourd'hui les campagnes de ma belle France sans le maïs ou la pomme de terre qu'un certain Parmentier ramena d'Amérique et qui par tant de fos dans son Histoire, a sauvé ses habitants d'une famine certaine ?
Dans ma France, tout finit par des chansons dit le dicton. Et surtout par un bon gueuleton. Cette France de Napoléon ou de Versailles, où le bien-manger a été élevé au rang d'un art. Où la cuisine même devient un art. Que serait cette France si, après la visite du Mont Saint-Michel, par exemple, l'on ne faisait pas une halte à l'auberge de la Mère Poulard pour y déguster les célèbres omelettes ou si l'on ne visitait pas les châteaux de la Loire sans savourer les délicieux vins de Touraine si chers à Rabelais.
Cette littérature française qui là encore mêle le plaisir des mots au plaisir du goût quand chaque année, les juges du Prix Goncourt récompensent le meilleur auteur après un diner chez Drouant, fameux restaurant parisien, près de l'opéra Garnier.
Quelle est belle, ma France culinaire où chaque région, chaque province, a son "plat". Un pour chaque jour de l'année, dit-on. Une diversité qui faisait dire au grand Charles de Gaulle qu'on ne saurait bien diriger un pays qui compte près de 365 sortes de fromages ...
Ainsi, des Grecs et des Romains nous avons hérité de la vigne, des Gaulois nous avons eu le tonneau. Et c'est en France que le vin trouva ses meilleurs terroirs. Il y rencontra d'ailleurs des inventeurs avisés : ainsi le moine Dom Pérignon qui en plus d'inventer le bouchon de liège, créa "par erreur" dit on ce produit unique qui fait la réputation de mon pays à travers le monde depuis des siècles : le Champagne ...
Ah, quelle est belle, ma France ! Ma France à moi, celle des petits bistrots avec terrasse ombragée sous les ormes ou les platanes où l'on savoure les délices du "pays" : fromages et vins locaux qui savent résister à l'invasion parfois trop pesante des trop nombreux "fast-foods".
Quelle est belle, ma France, qui sait préserver son patrimoine culinaire au même titre que ses monuments historiques. Où les "AOC" - Appellation d'Origine Contrôlée - sont rigoureusement contrôlées par une administration sévère et où les traditions sont entretenues et respectées par des "confréries" qui perpétuent un rituel haut en couleurs et en chansons depuis des siècles.
Quelle est belle, ma France, notre France, ce berceau des arts mais qui, il est vrai, doit sa notoriété à des artistes étrangers. Preuve s'il en est que notre pays attire, au point que des Chagall, Fujita ou Picasso s'y sont tellement sentis bien qu'ils ont décidé d'y rester et d'y produire leurs plus belles oeuvres.
Et que dire de ces cathédrales, véritables "vaisseaux de pierre", qui s'élèvent dans le ciel de notre belle France si "laïque". Des flèches de Notre Dame de Paris à celle de Strasbourg, en passant par Autun, Reims ou Chartres, autant de remarquables ouvrages d'architectecture, témoins d'un temps où son peuple voulait toujours s'élever "plus haut" pour plaire au Créateur.
Mais quelle est belle aussi, ma France, celle de ses génies littéraires et poètes : Rabelais, Mauriac, en passant par Molière, Voltaire, Balzac, Hugo ou Zola. Quelle est belle, ma France, celle des inventeurs et des hommes de science : Denis Papin, Becquerel ou Louis Pasteur, Marcel Griaule ou Claude Lévi-Strauss. La liste est tellement longue qu'il serait difficile de tous les citer.
C'est ca, ma France à moi, ce pays si étrange et pourtant si authentique où la douceur de vivre côtoie le modernisme. La France, c'est "365 fromages" mais aussi Airbus et le TGV. C'est la tradition et le modernisme toujours plus dynamique, c'est cette alchimie qui faisait dire à je ne sais plus quel écrivain-voyageur que si la France n'existait pas, il aurait fallu l'inventer.
dimanche 25 novembre 2007
Les Mystérieuses Cités d'Or - Le Premier Episode
Le premier épisode de mon dessin animé préféré quand j'étais petit. Les Mystérieuses Cités d'Or ... le Grand Condor, Esteban, Tao ... que de souvenirs ... je vous laisse (re)découvrir, là j'ai à nouveau 10 ans ...
Starsky Et Hutch - Générique
Mes flics préférés ... culte ... et j'en loupais pas un épisode. Ils me manquent. Ca, c'étaient des FLICS ! Des Vrais !
